jutta Posté(e) le 7 février 2009 Signaler Posté(e) le 7 février 2009 (modifié) Bonjour à tous! En faisant des recheches sur les explictions aéroméca vol, j'ai découverte qu'en Amerique on exlique le "pourquoi un planeur vole-t-il?" différemment.  Sur mon blog j'ai essayé de trouver des explicatons ludiques, vous les trouvez dans le deuxiÚme article sur la page acceuil,planeur passion   Puis Robert Ehrlich m'ayant corrigé, je lui ai dédié une "page" voici le lien:explication de Robert  Puis je vous proposer cet article: mieux?  Qu'en pensez-vous?   bonne lecture Modifié le 8 février 2009 par jutta Citer "Voler haut pour voir plus loin"
CPT PostĂ©(e) le 7 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 7 fĂ©vrier 2009 Puis je vous propose cet article: La revolution? Qu'en pensez-vous?  bonne lectureKutta et Coanda, mĂȘme Anselme Lanturlu ne m'en avait pas parlĂ© Passionnant... Citer  La philanthropie de l'ouvrier Charpentier est bien connue !Tout en avance d'un jour Une mĂȘme passion, 2 sites : https://bia-z-and-aerologic.jimdosite.com/  https://cpt-promet.s3.eu-west-1.amazonaws.com/promet/index.html
Philoo Posté(e) le 7 février 2009 Signaler Posté(e) le 7 février 2009 Nous avons introduit Newton depuis des années dans les cours du BIA que nous dispensons.Le résumé de l'explication est disponible en cliquant ici.Des jolies animations pour expliquer le bazar sont ici. Citer PhilooA.C.E.S. @ LFOY
jutta Posté(e) le 7 février 2009 Auteur Signaler Posté(e) le 7 février 2009 (modifié) Nous avons introduit Newton depuis des années dans les cours du BIA que nous dispensons.Le résumé de l'explication est disponible en cliquant ici.Des jolies animations pour expliquer le bazar sont ici. super Philou, il faudrait que planeur.net mette ton lien sur son site, c'est intéressant pour tout le monde.. les animations sont super   et oui, CPT, la méca de vol ne m'a pas passionné jusqu'à maintenant, mais Robert m'a rendu attentif... donc je découvre...pour vous ça l'air limpide... quel chance... Modifié le 7 février 2009 par jutta Citer "Voler haut pour voir plus loin"
Denis F PostĂ©(e) le 7 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 7 fĂ©vrier 2009 (modifiĂ©) En faisant des recheches sur les explictions aĂ©romĂ©ca vol, j'ai dĂ©couverte qu'en Amerique on exlique le "pourquoi un planeur vole-t-il?" diffĂ©remment.  Puis Robert Ehrlich m'ayant corrigĂ©, je lui ai dĂ©diĂ© une "page" :lol: voici le lien:explication de RobertDes deux cĂŽtĂ©s de l'Atlantique, les planeurs volent de la mĂȘme façon... c'est en Nouvelle-ZĂ©lande qu'ils volent l'extrados en bas  La version de David Anderson et Scott Eberhardt, dans son souci de corriger les idĂ©es reçues, en introduit une autre : que l'aile fonctionnerait comme une Ă©cope. Qui plus est, ils sortent de leur chapeau une Ă©normitĂ© : que l'aile ne dĂ©vie l'air que sur une hauteur Ă©gale Ă la longueur de la corde ! Pauvres de nous, avec l'allongement de nos planeurs, on aurait du mal Ă quitter le sol. En fait, l'air est dĂ©viĂ© grosso modo sur une hauteur Ă©gale Ă l'envergure. Plein de courage, je me suis attaquĂ© Ă la correction de Robert, je n'ai mĂȘme pas rĂ©ussi Ă comprendre quelle Ă©tait la citation et oĂč Ă©tait sa version  Enfin, quand tu auras trouvĂ© si c'est Bernouilli ou Newton qui as raison, tu pourras nous expliquer qui a commencĂ©, de l'Ćuf ou de la poule ModifiĂ© le 8 fĂ©vrier 2009 par Denis F Citer
Robert Ehrlich PostĂ©(e) le 8 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 8 fĂ©vrier 2009 (modifiĂ©) Des deux cĂŽtĂ©s de l'Atlantique, les planeurs volent de la mĂȘme façon... c'est en Nouvelle-ZĂ©lande qu'ils volent l'extrados en bas  La version de David Anderson et Scott Eberhardt, dans son souci de corriger les idĂ©es reçues, en introduit une autre : que l'aile fonctionnerait comme une Ă©cope. Qui plus est, ils sortent de leur chapeau une Ă©normitĂ© : que l'aile ne dĂ©vie l'air que sur une hauteur Ă©gale Ă la longueur de la corde ! Pauvres de nous, avec l'allongement de nos planeurs, on aurait du mal Ă quitter le sol. En fait, l'air est dĂ©viĂ© grosso modo sur une hauteur Ă©gale Ă l'envergure. Pourtant, sur les images de flux d'air en soufflerie, rĂ©elle ou simulĂ©e, on constate bien qu'Ă une distance au dessus ou au-dessous de l'aile de l'ordre de grandeur de la corde, les filets d'air n'ont plus de dĂ©viation sensible. Et en soufflerie on s'efforce par divers artifices de reproduire les conditions de l'allongement infini (en simulĂ© c'est Ă©videmment facile). Avec l'allongement de nos planeurs, au moins au voisinage de l'emplanture, l'Ă©coulement est trĂšs proche de ce qu'il serait en allongement infini. Pourtant la trĂšs belle image du site de Jutta, oĂč "Un trou bĂ©ant est embouti dans le brouillard par le flux descendant gĂ©nĂ©rĂ© par l'avion qui le survole", montre bien que l'air est dĂ©viĂ© vers le bas trĂšs loin en dessous de l'avion mais c'est aussi trĂšs loin derriĂšre, juste au-dessus ou au dessous de l'aile, j'ai tendance Ă ĂȘtre de l'avis d'Anderson et Eberhardt, c'est de l'ordre de grandeur de la corde du profil, en tout cas ça ne dĂ©pend que de ça et pas de l'envergure dĂšs qu'elle est assez grande. Mais moi j'ai d'autres reproches Ă faire Ă Anderson et Eberhardt. Le premier est d'impliquer Bernoulli dans l'erreur qu'ils relĂšvent (comme je l'avais fait Ă©galement) dans ce qu'ils appellent l'explication "populaire". L'erreur est uniquement dans le fait d'attribuer la diffĂ©rence de vitesse entre Ă©coulement Ă l'extrados et Ă l'intrados Ă la diffĂ©rence de distance parcourue, ce qui est faux. La diffĂ©rence de vitesse existe nĂ©anmoins et Bernoulli s'applique nĂ©anmoins pour nous dire qu'Ă une diffĂ©rence de vitesse doit correspondre une diffĂ©rence de pression. Mon deuxiĂšme reproche concerne le rĂŽle qu'ils font jouer Ă la viscositĂ©, qu'ils ont l'air de considĂ©rer comme une force d'adhĂ©rence, alors qu'il ne s'agit que d'une force de rĂ©sistance au glissement du fluide sur lui-mĂȘme. Ce qui ne veut pas dire que les forces d'adhĂ©rence n'existent pas. Quand je sors de ma douche, il me faut une serviette pour Ă©liminer l'eau qui sans cela adhĂšre Ă ma peau, par contre il n'en faut pas pour l'Ă©liminer de ma poele Ă revĂȘtement tĂ©flon sur laquelle elle n'adhĂšre pas, pourtant l'eau a la mĂȘme viscositĂ© (faible) dans les deux cas et sa viscositĂ© n'est pas en cause tant qu'elle ne bouge pas. Et je crois que mĂȘme dans l'hĂ©lium super-fluide l'Ă©coulement suit le contour des objets. Plein de courage, je me suis attaquĂ© Ă la correction de Robert, je n'ai mĂȘme pas rĂ©ussi Ă comprendre quelle Ă©tait la citation et oĂč Ă©tait sa version Il y quelques informations de mise en page qui se sont perdues entre ce que j'avais envoyĂ© Ă Jutta et ce qu'elle a mis sur son blog. Il y a effectivement une citation qui est introduite par le mot "Citation" et qui se termine lĂ ou se termine le texte en blanc, il y a aussi au milieu une vidĂ©o sous titrĂ©e "Sisteron Gliding Camp ..." dont je me demande comment elle est arrivĂ© lĂ et ce qu'elle vient y faire ... enfin, je suppose que c'est une vidĂ©o, moi je ne vois qu'un texte m'invitant Ă tĂ©lĂ©charger la version 9 de Flash, version qui bien sĂ»r n'existe pas pour mon systĂšme. Enfin, quand tu auras trouvĂ© si c'est Bernouilli ou Newton qui as raison, tu pourras nous expliquer qui a commencĂ©, de l'Ćuf ou de la poule Evidemment c'est forcĂ©ment les deux. Mais cependant ... Newton ne nous donne qu'un bilan global, bien Ă©videmment si l'air pousse l'aile vers le haut c'est que l'aile pousse l'air vers le bas, mais ça ne nous dit pas grand chose sur la façon dont la chose se fait. Le principe de Bernoulli est un truc qui s'applique Ă l'Ă©coulement des fluides, donc il nous en dit un peu plus sur le cas de l'air sur une aile de planeur, Newton s'appliquerait aussi si on bombardait l'aile avec des balles de tennis qu'elle dĂ©vierait vers le bas, mais ce n'est pas comme ça que se passe l'interaction d'une aile avec l'air. Quoique ... Je me souviens d'avoir lu dans un cours que m'avait prĂȘtĂ© une collĂšgue de l'INRIA qui travaillait sur le projet de navette spatiale HermĂšs une description de leur modĂ©lisation de la portance en phase de rentrĂ©e atmosphĂ©rique et c'Ă©tait presque ça, sans l'elasticitĂ© : les particules d'air suivent une trajectoire horizontale jusqu'Ă rencontrer l'intrados de l'aile (ou plutot sa couche limite), oĂč elles subissent un choc inĂ©lastique et suivent ensuite cet intrados, toute la portance rĂ©sulte de la pression ainsi créée. Il faut dire que quand la pression statique est dĂ©ja quasi nulle, on ne peut guĂšre compter sur une dĂ©pression d'extrados pour produire de la portance. Tout ça pour rappeler que Bernoulli ne s'applique qu'aux fluides incompressibles, donc Ă l'air aux vitesses largement subsoniques qui sont les notres. Ceci dit le rĂ©sultat qualitatif qui dit que la pression diminue quand le fluide accĂ©lĂšre et augmente quand il ralentit reste vrai pour un fluide compressible, mais pas dans les proportions que dit la loi de Bernoulli. ModifiĂ© le 8 fĂ©vrier 2009 par Robert Ehrlich Citer
Denis F PostĂ©(e) le 8 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 8 fĂ©vrier 2009 Pourtant, sur les images de flux d'air en soufflerie, rĂ©elle ou simulĂ©e, on constate bien qu'Ă une distance au dessus ou au-dessous de l'aile de l'ordre de grandeur de la corde, les filets d'air n'ont plus de dĂ©viation sensible. Et en soufflerie on s'efforce par divers artifices de reproduire les conditions de l'allongement infini (en simulĂ© c'est Ă©videmment facile). Avec l'allongement de nos planeurs, au moins au voisinage de l'emplanture, l'Ă©coulement est trĂšs proche de ce qu'il serait en allongement infini.C'est pour cela que tu ne vois pas de "dĂ©viation sensible" sur les images... si la hauteur de dĂ©viation Ă©tait la corde et non pas l'envergure, plus l'allongement est grand plus la quantitĂ© d'air dĂ©viĂ©e serait faible te plus la traĂźnĂ©e induite serait grande :rolleyes: . Le calcul de l'Ă©nergie dĂ©pensĂ©e par la traĂźnĂ©e induite (l'Ă©nergie cinĂ©tique de l'air qu'on envoie vers le bas Ă une certaine vitesse), pour une aile elliptique, et si l'on suppose cette vitesse induite uniforme, dĂ©montre que la quantitĂ© d'air dĂ©placĂ© est exactement Ă©gal Ă celui qui passe Ă travers un cercle dont le diamĂštre est l'envergure du planeur. Bien sĂ»r, la vitesse n'est pas constante, mais dĂ©croĂźt avec la hauteur, et la dĂ©flexion s'Ă©tend Ă l'infini au-dessus et en-dessous de l'aile, mais l'ordre de grandeur est bien l'envergure... C'est pour ça que nos joujous ont de si longues ailes (et non pas pour se raccrocher sur les bords des trous d'air :rolleyes: ) Le premier est d'impliquer Bernoulli dans l'erreur qu'ils relĂšvent (comme je l'avais fait Ă©galement) dans ce qu'ils appellent l'explication "populaire". L'erreur est uniquement dans le fait d'attribuer la diffĂ©rence de vitesse entre Ă©coulement Ă l'extrados et Ă l'intrados Ă la diffĂ©rence de distance parcourue, ce qui est faux.Ce n'est pas faux du tout... on voit sur le simulateur de profil de la Nasa qu'il n'y a pas discontinuitĂ© de temps de passage entre les filets d'air qui passent dessus et dessous. Ce qui est Ă©videmment faux est de considĂ©rer que les filets d'air se sĂ©parent au bord d'attaque, alors qu'avec une certaine incidence (on le voit parfaitement sur le simu) le point d'arrĂȘt est sous l'intrados, et que de lĂ l'Ă©coulement supĂ©rieur contourne tout le bord d'attaque â c'est lĂ oĂč la portance est maximale â ce qui fait une diffĂ©rence de trajet bien supĂ©rieure. Mon deuxiĂšme reproche concerne le rĂŽle qu'ils font jouer Ă la viscositĂ©, qu'ils ont l'air de considĂ©rer comme une force d'adhĂ©rence, alors qu'il ne s'agit que d'une force de rĂ©sistance au glissement du fluide sur lui-mĂȘme. LĂ , pour une fois ils ont raison : dans un fluide parfait il n'y a ni traĂźnĂ©e ni portance (paradoxe de D'Alembert). C'est la viscositĂ© qui fait que les filets d'air sont dĂ©viĂ©s vers le bas pour suivre le profil jusqu'au bord de fuite. Autres erreurs flagrantes de Anderson et Eberhardt : dire que la portance consomme de l'Ă©nergie â par dĂ©finition la portance est perpendiculaire Ă la vitesse donc en travaille pas â c'est la traĂźnĂ©e induite qui en consomme. Bien sĂ»r cette traĂźnĂ©e est "induite par la portance", d'oĂč la confusion.dire que la FAA se trompe :rolleyes: sur l'origine de l'effet de sol : le sol empĂȘche l'air d'ĂȘtre dĂ©viĂ© vers le bas, donc diminue l'Ă©nergie consommĂ©e ; mais il faut bien que la sustentation soit compensĂ©e par un autre effet, c'est l'aile qui "s'appuie" indirectement sur le sol, pour celĂ il faut bien faire intervenir une surpression donc un coussin d'air. Et que l'aile soit haute n'empĂȘche rien (ça diminue seulement l'effet de sol) Citer
jutta Posté(e) le 8 février 2009 Auteur Signaler Posté(e) le 8 février 2009 Bonjour! Hum........ :rolleyes: merci pour vos réflexions, pourrions nous avoir une synthÚse des deux? :rolleyes: qui a finalement raison, pourrions nous combiner les théories?  Robert effectivement j'ai enlÚvé certaines parties de ta correction, elles concernaient tes réponses à moi, et le film... c'était pour égayer.... je l'enlÚverais... Citer "Voler haut pour voir plus loin"
JdeM PostĂ©(e) le 8 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 8 fĂ©vrier 2009 Des deux cĂŽtĂ©s de l'Atlantique, les planeurs volent de la mĂȘme façon... c'est en Nouvelle-ZĂ©lande qu'ils volent l'extrados en bas :rolleyes: Faudrait-il chercher une explication du phĂ©nomĂšne dans KiwipĂ©dia ? :rolleyes: Citer
delta217 PostĂ©(e) le 8 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 8 fĂ©vrier 2009 Autres erreurs flagrantes de Anderson et Eberhardt : dire que la portance consomme de l'Ă©nergie â par dĂ©finition la portance est perpendiculaire Ă la vitesse donc en travaille pas â c'est la traĂźnĂ©e induite qui en consomme. Bien sĂ»r cette traĂźnĂ©e est "induite par la portance", d'oĂč la confusion. Non, Anderson et Eberhardt ne disent pas cela : ils disent que le dĂ©placement vers le bas d'une certaine quantitĂ© d'air nĂ©cessite de mettre en Ćuvre une Ă©nergie Ă©quivalente.  Ces articles sont tout Ă fait remarquables, et la rĂ©ponse de Robert Ehrlich la meilleure lecture que j'ai pu faire sur le sujet. Bravo aussi aux documents du BIA. Dans l'article de Anderson et Eberhardt, on trouve la rĂ©ponse au problĂšme du 747 cargo chargĂ© avec des pigeons voyageurs : si tous les pigeons se mettent Ă voler au dĂ©collage, de combien est raccourcie la distance de dĂ©collage ?  RĂ©ponse : ... Si l'avion venait Ă survoler une balance gĂ©ante, la balance enregistrerait le poids de l'avion. Citer
M. Scherrer PostĂ©(e) le 8 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 8 fĂ©vrier 2009 Hello Plutot que de paraphraser / reprendre les idĂ©es, la meme discussion en anglais :http://www.rcgroups.com/forums/showthread.php?t=983647 suivre en particulier la rĂ©ponse de "maitre" Drela en page 2 :http://www.rcgroups.com/forums/showthread....3647&page=2c'est bref mais dense... avec une approche de type "flux d'air deviĂ©", selon sur quel volume on applique le raisonnement, on peut tout demontrer et son contraire... Pour avoir prĂ©sentĂ© 1 ou 2 fois la formation "les bases de l'aĂ©rodynamique" dans ma boite, l'explication de la portance coince toujours, et c'est trĂšs dur d'ĂȘtre a la fois exact et convainquant d'un point de vue vulgarisation... On sait calculer pleins de choses avec des outils mathĂ©matiques, mais il est trĂšs dur de faire partager le fondement et les approximations faites dans ces outils mathĂ©matiques... Matthieu Citer
camus Posté(e) le 8 février 2009 Signaler Posté(e) le 8 février 2009 Toutes ces remarques me confirment dans mon idée : " j'ai de moins en moins d'avis sur de plus en plus de choses" Citer
dshz Posté(e) le 8 février 2009 Signaler Posté(e) le 8 février 2009 cit DF ""C'est pour ça que nos joujous ont de si longues ailes (et non pas pour se raccrocher sur les bords des trous d'air )"" Doit - on en déduire que les trous d'air n'existent pas ? Pourtant ..!! Citer
Denis F Posté(e) le 9 février 2009 Signaler Posté(e) le 9 février 2009 suivre en particulier la réponse de "maitre" Drela en page 2 :http://www.rcgroups.com/forums/showthread....3647&page=2c'est bref mais dense... avec une approche de type "flux d'air devié", selon sur quel volume on applique le raisonnement, on peut tout demontrer et son contraire...C'est suffisamment dense pour paraßtre savant, mais c'est stupide ! Il laisse entendre que l'upwash' marginal compense le 'downwash', si c'était le cas la portance serait nulle.  Bien sûr qu'il y a une surpression sous l'aile et une dépression au-dessus, son schéma est intéressant, mais ces pressions ne font que mettre l'air en mouvement vers le bas ; je veux bien croire qu'au final c'est le sol qui supporte le poids, mais ce n'est que loin derriÚre l'avion (ou bien aprÚs son passage) quand l'air envoyé vers le bas arrivera au sol (son énergie cinétique aura été depuis longtemps dissipée en chaleur par la viscosité) Il n'y a que dans l'effet de sol qu'une partie de la réaction du sol sert effectivement à le soutenir via le champ de surpression de son schéma... Citer
Robert Ehrlich PostĂ©(e) le 9 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 9 fĂ©vrier 2009 C'est pour cela que tu ne vois pas de "dĂ©viation sensible" sur les images...Je ne vois pas Ă quoi "cela" fait allusion. J'ai bĂȘtement tendance Ă penser que je ne vois pas de dĂ©viation parce qu'il n'y en a pas. si la hauteur de dĂ©viation Ă©tait la corde et non pas l'envergure, plus l'allongement est grand plus la quantitĂ© d'air dĂ©viĂ©e serait faible te plus la traĂźnĂ©e induite serait grande Je suppose que tu sous-entends "Ă surface constante", parce que c'est si on veut garder la surface constante que la corde diminue quand l'allongement augmente. Alors, toujours selon ce que j'ai bĂȘtement tendance Ă croire, la hauteur sur laquelle l'air est dĂ©viĂ© diminue Ă©galement, mais pour garder la surface constante, l'envergure augmente dans le mĂȘme rapport que la corde diminue, et la largeur sur laquelle l'air est deviĂ© de mĂȘme, donc la quantitĂ© d'air dĂ©viĂ©e n'est pas modifiĂ©e par ces facteurs. . Le calcul de l'Ă©nergie dĂ©pensĂ©e par la traĂźnĂ©e induite (l'Ă©nergie cinĂ©tique de l'air qu'on envoie vers le bas Ă une certaine vitesse), pour une aile elliptique, et si l'on suppose cette vitesse induite uniforme, dĂ©montre que la quantitĂ© d'air dĂ©placĂ© est exactement Ă©gal Ă celui qui passe Ă travers un cercle dont le diamĂštre est l'envergure du planeur. Bien sĂ»r, la vitesse n'est pas constante, mais dĂ©croĂźt avec la hauteur, et la dĂ©flexion s'Ă©tend Ă l'infini au-dessus et en-dessous de l'aile, mais l'ordre de grandeur est bien l'envergure... J'aimerais bien voir ce calcul, je trouve pour le moins Ă©trange que la corde ne joue aucun rĂŽle. L'erreur est uniquement dans le fait d'attribuer la diffĂ©rence de vitesse entre Ă©coulement Ă l'extrados et Ă l'intrados Ă la diffĂ©rence de distance parcourue, ce qui est faux.Ce n'est pas faux du tout... Qu'on me comprenne bien, je ne dis pas qu'il est faux qu'il y ait une diffĂ©rence de distance parcourue, je dis qu'il est faux d'attribuer Ă cette diffĂ©rence de distance la diffĂ©rence de vitesseon voit sur le simulateur de profil de la Nasa qu'il n'y a pas discontinuitĂ© de temps de passage entre les filets d'air qui passent dessus et dessous.Dans ce simulateur, sĂ©lectionne Ă droite dans l'onglet "input" le choix "Shape/Angle", puis dans les paramĂštres Ă gauche : angle = 10, camber = 7 et thick = 3, clique sur "Frozen" pour pouvoir bien observer et tu verras que l'air d'extrados arrive au bord de fuite bien avant celui d'intrados. Evidemment avec un profil Ă©pais Ă faible cambrure et faible incidence, c'est moins net. Ce qui est Ă©videmment faux est de considĂ©rer que les filets d'air se sĂ©parent au bord d'attaque, alors qu'avec une certaine incidence (on le voit parfaitement sur le simu) le point d'arrĂȘt est sous l'intrados, et que de lĂ l'Ă©coulement supĂ©rieur contourne tout le bord d'attaque â c'est lĂ oĂč la portance est maximale â ce qui fait une diffĂ©rence de trajet bien supĂ©rieure.DIffĂ©rence augmentĂ©e, certes mais insuffisamment pour expliquer l'augmentation de portance. D'ailleurs cette diffĂ©rence n'existe pas pour les voiles d'avant des voiliers oĂč on modifie le creux en mĂȘme temps que l'incidence pour avoir toujours le point de sĂ©paration au bord d'attaque, et pourtant elles portent. Dans FoilSimu aussi, en jouant sur cambrure, incidence et Ă©paisseur, on peut obtenir les mĂȘmes Cl (coefficient de portance) avec des diffĂ©rences de longueur aussi bien trĂšs faibles que trĂšs fortes. Mon deuxiĂšme reproche concerne le rĂŽle qu'ils font jouer Ă la viscositĂ©, qu'ils ont l'air de considĂ©rer comme une force d'adhĂ©rence, alors qu'il ne s'agit que d'une force de rĂ©sistance au glissement du fluide sur lui-mĂȘme. LĂ , pour une fois ils ont raison : dans un fluide parfait il n'y a ni traĂźnĂ©e ni portance (paradoxe de D'Alembert). C'est la viscositĂ© qui fait que les filets d'air sont dĂ©viĂ©s vers le bas pour suivre le profil jusqu'au bord de fuite. Bien sĂ»r, c'est aussi ce que je dis dans le blog de Jutta, puisque c'est la viscositĂ© qui impose la condition de Kutta sans laquelle il n'y pas de portance. LĂ oĂč je ne suis pas d'accord avec Anderson et Eberhardt, c'est lorsqu'ils disent que c'est la viscositĂ© qui fait coller l'Ă©coulement au profil. Sans viscositĂ©, il y collerait tout aussi bien, et mĂȘme mieux puisqu'il pourrait contourner le bord de fuite et donc ne dĂ©velopper aucune portance. On le voit aussi trĂšs bien sur FoilSimU puisqu'on peut cliquer le choix "No Kutta Condition" Ă la place de "Ideal Flow" et qu'on voit aussitĂŽt les filets d'air contourner le bord de fuite et le Cl tomber Ă 0. On peut d'ailleurs constater que les deux volets du paradoxe de D'Alembert n'ont pas tout Ă fait le mĂȘme statut. L'absence de portance rĂ©sulte simplement de ce qu'en l'absence d'une condition forçant un Ă©coulement plutĂŽt qu'un autre, l'Ă©coulement "choisira la solution la plus simple", celle qui ne produit pas de portance. Un autre Ă©coulement, y compris celui qui satisfait la condition de Kutta, ne contredit nullement les lois de la physique. C'est mĂȘme en appliquant ces lois Ă un fluide parfait pour lequel on force cette condition qu'on peut faire des calculs et obtenir des rĂ©sultats comme le fait FoilSimU, qui est justement dans cette hypothĂšse (fluide parfait + condition de Kutta). Par contre, condition de Kutta ou non, dans un fluide parfait la trainĂ©e est toujours nulle, tant qu'on reste en 2D ou ce qui revient au mĂȘme en allongement infini. Citer
Robert Ehrlich Posté(e) le 9 février 2009 Signaler Posté(e) le 9 février 2009 suivre en particulier la réponse de "maitre" Drela en page 2 :http://www.rcgroups.com/forums/showthread....3647&page=2c'est bref mais dense... avec une approche de type "flux d'air devié", selon sur quel volume on applique le raisonnement, on peut tout demontrer et son contraire...Le "maitre" en question dans ses documents pdf joints écrit des égalités entre moments cinétiques et forces, qui sont des entités physique de nature différentes, le moment cinétique est une masse multipliée par une vitesse, la force une masse multipliée par une accélération. C'est LA faute d'homogénéité, celle que mon prof de math spé considérait comme tellement impardonnable qu'il prévenait en début d'année que s'il la trouvait dans une copie il ne lisait pas plus loin et déchirait la copie, c'était un élément bien connu du folklore local. Bien sûr un jour il a fini par faire la faute au tableau et on l'a sommé de déchirer le tableau. Citer
Robert Ehrlich Posté(e) le 9 février 2009 Signaler Posté(e) le 9 février 2009 Bonjour! Hum........ merci pour vos réflexions, pourrions nous avoir une synthÚse des deux? qui a finalement raison, pourrions nous combiner les théories? Qui a raison, celui qui prétend que 4, c'est 2+2 ou celui qui soutient que 4, c'est 3+1 ?Roberteffectivement j'ai enlÚvé certaines parties de ta correction, ellesconcernaient tes réponses à moi ... et il en reste un peu au début età la fin que tu peux encore supprimer, par contre tout au début, avec le mot "ici" il y avait une référence à la page http://www.av8n.com/how/htm/airfoils.html#toc46 qui a disparue. Et comme le fait remarquer Denis F, "l'emballage" distinguant ce que je cite de ce que je dis a aussi disparu. Ceci dit je constate avec plaisir dans ce forum que certains ont apprécié. Citer
Denis F PostĂ©(e) le 9 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 9 fĂ©vrier 2009 Alors, toujours selon ce que j'ai bĂȘtement tendance Ă croire, la hauteur sur laquelle l'air est dĂ©viĂ© diminue Ă©galement, mais pour garder la surface constante, l'envergure augmente dans le mĂȘme rapport que la corde diminue, et la largeur sur laquelle l'air est deviĂ© de mĂȘme, donc la quantitĂ© d'air dĂ©viĂ©e n'est pas modifiĂ©e par ces facteurs.Si la quantitĂ© d'air Ă©tait la mĂȘme, la vitesse vers le bas que le planeur lui communique serait la mĂȘme aussi et la traĂźnĂ©e induite (comme l'Ă©nergie cinĂ©tique fournie Ă cet air) itou. Donc l'allongement n'augmenterait pas la finesse . C'est vrai que ce serait bĂȘte Citer
M. Scherrer PostĂ©(e) le 9 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 9 fĂ©vrier 2009 c'est bref mais dense... avec une approche de type "flux d'air deviĂ©", selon sur quel volume on applique le raisonnement, on peut tout demontrer et son contraire...C'est suffisamment dense pour paraĂźtre savant, mais c'est stupide ! Il laisse entendre que l'upwash' marginal compense le 'downwash', si c'Ă©tait le cas la portance serait nulle.  Et pourtant non ! On est sur un paradoxe du type d'Alembert, Ă©voquĂ© plus haut. Mais c'est vrai qu'avant d'avaler ca tout cru il faut se gratter un peu la tĂȘte. C'est toute la difficultĂ© du sujet "d'ou vient la portance" : ce n'est pas parce qu'on a trouvĂ© une explication satisfaisante pour l'esprit qu'elle est exacte.Je la joue modeste, je n'ai PAS d'explication simple et exacte pour la portance. Ca doit faire 50ans que dans les bars d'aeroclub on bute la dessus... Juste en passant : Je respecte enormement Drela : non content d'avoir un CV long comme une aile de concordia (ce qui ne prĂ©munie pas des c...e) ce prof sort de sa taniere et se confronte au monde rĂ©el. A la fois c'est un thĂ©oricien en pointe pour l'aero bas reynolds (le monde compliquĂ© de nos planeurs), il fait des choses trĂšs appliquĂ©e (bien loin du profs d'ingĂ© a la francaise, dans sa tour d'ivoire d'Ă©quation), et passe du temps a vulgriser des choses trĂšs pointues.Ah oui au fait : pratiquement tous les aerodynmicien qui font nos profils de planeurs travaillent sur les outils de Drela...  A+ Matthieu Citer
Denis F PostĂ©(e) le 9 fĂ©vrier 2009 Signaler PostĂ©(e) le 9 fĂ©vrier 2009 Et pourtant non ! On est sur un paradoxe du type d'Alembert, Ă©voquĂ© plus haut. Mais c'est vrai qu'avant d'avaler ca tout cru il faut se gratter un peu la tĂȘte. C'est toute la difficultĂ© du sujet "d'ou vient la portance" : ce n'est pas parce qu'on a trouvĂ© une explication satisfaisante pour l'esprit qu'elle est exacte.Je la joue modeste, je n'ai PAS d'explication simple et exacte pour la portanceQu'entends-tu exactement par "exact" :lol: ? A partir du moment oĂč l'explication rend compte de la traĂźnĂ©e induite, de l'influence de l'envergure, de la turbulence de sillage, etc. c'est dĂ©jĂ pas mal. Pour revenir Ă MaĂźtre Drela, je veux bien croire que j'ai mal interprĂ©tĂ© un raccourci qu'il faisait sur un de ses schĂ©mas. On peut admettre que le bilan des quantitĂ©s de mouvement sur l'atmosphĂšre entiĂšre est nul, mais ça suppose de faire intervenir une ligne de tourbillons opposĂ©s Ă ceux attachĂ©s Ă l'aile, loin derriĂšre l'avion, c'est-Ă -dire Ă l'endroit oĂč la turbulence de sillage toucherait le sol et s'arrĂȘte ainsi de descendre. Mais c'est un peu tirĂ© par les cheveux, de plus ça suppose qu'il y ait un sol : rien n'interdit de poser le problĂšme thĂ©orique d'un avion en vol dans une atmosphĂšre illimitĂ©e, et lĂ il faut bien qu'il s'appuie sur l'air... Citer
Philoo Posté(e) le 3 septembre 2019 Signaler Posté(e) le 3 septembre 2019 (modifié) Et hop, on relance le truc :-) Modifié le 3 septembre 2019 par Philoo Citer PhilooA.C.E.S. @ LFOY
rimaroc Posté(e) le 3 septembre 2019 Signaler Posté(e) le 3 septembre 2019 Arf grillé Citer http://img193.imageshack.us/img193/600/signatureforum2pe.jpg
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