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delta217

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  1. J'achète tout de suite le rallye 180CV qui passe les 15m en 400m !!! Si la question est : l'attelage sera-t-il en l'air un peu avant le fossé, la réponse est alors oui (disons, 100 à 150m avant le fossé, d'ou mon offre immédiate pour le remorqueur ci dessus cité...). Variante au scénario initial : vous observez en bout de piste une camionette de gendarmerie, et les bleus sont équipés de cet appareil qui permet de mesurer les hauteurs des aéronefs. De surcroit vous avez trouvé dans le vide-poche le guide du pilote remorqueur que l'on vous a fait acheter lors de votre formation. Vous sortez la calculette, et constatez avec horreur que çà ne passe pas du tout : 684m pour passer 15m avec 600kg derrière, par 15°C (Contrairement à ce que dit "guest", +25% par 100kg emportés). Et vous n'avez donc que 550m devant le capot. Vous téléphonez à votre beau-frère avocat, spécialiste du droit associatif. Il vous explique que dans le cadre des VI (et sans doute des élèves aussi, d'ailleurs), votre association a en matière de sécurité une obligation absolue de résultat. Donc, ya pas photo, le Twin ne rentrera pas ce soir. Changement de scénario : en fait , ce n'est pas un dévachage, et vous êtes sur votre terrain. La situation se produit donc 3 fois par jour de vol. Le président s'en inquiète, et vous charge de rédiger le chapitre consacré au décollage du Twin dans le réglement intérieur. A l'évidence, il y a des jours ou "çà passe", et à un "certain moment", on décide que le Twin reste au fond du hangar. Tout est dans la définition du "certain moment"... Par ailleurs, le problème n'est pas simple, le planeur "de référence" de 600kg du guide du remorqueur n'est qu'un planeur virtuel, ce n'est pas un Twin, et encore moins celui du club. Le président compte sur vous pour ne pas se retrouver en tôle. Vous présentez, radieux, votre projet une semaine plus tard : comme il ne s'est rien passé depuis 20 ans, les pilotes remorqueurs apprécieront la situation comme ils l'ont fait depuis toujours. Le président, qui avait très mal dormi et était d'humeur exécrable, vous le renvoie à la figure en disant qu'on aura du mal en face d'un juge à nous en sortir comme çà. Il vous fait un long discours sur l'obligation de prudence et de diligence des associations sportives, laquelle implique une appréciation des risques encourrus.... Il vous fait copier 5 fois l'alinéa 1500 du guide Levebvre des associations, y compris les exemples. Cela vous a pris une journée entière. Vous êtes maintenant devant votre page blanche pour rédiger ce foutu réglement intérieur : durée 4 heures. Vous avez le droit de pomper sur le forum de planeur.net. A suivre....
  2. Passionnant, continuez, je donnerai la (ou les) clef(s) à la fin. A ma connaissance il a été réparé une seule fois (queue cassée), mais je vérifierai sa fiche de pesée. En effet, il fait 390 kg et non 480.
  3. Vous partez avec le remorqueur du club dévacher votre pote sur un terrain inconnu. Il s'agit d'un Twin2, d'une masse de 390kg, et on considère qu'il y 150 kg de viande et parachute. Votre pote avait juste l'expérience pour emmener sa copine non pilote, mais pas suffisamment pour éviter la vache. Arrivé sur place, vous découvrez que la piste fait 600m, orientée Est/Ouest (vous aviez oublié de regarder la carte VAC). Vous remorquez d'habitude sur une piste de 900m. Vous avez un cable de 50m, les réservoirs pile à moitié, car vous aviez prévu d'avoir l'autonomie qui va bien pour le retour. Le terrain est désert, il n'y a personne pour vous conseiller. Vous inspectez à pied, et constatez : 3 noeuds de vent d'Ouest, la biroute est décollée, la premier tiers de la piste monte un peu. La fin de piste est marquée par un fossé, puis une route, puis un champs de 50m, puis une haie, et ensuite çà descend un peu avec une sale gueule, des haies et des lignes électriques. Bref, vous n'avez pas droit à l'échec. Vous estimez la température entre 25 et 30°C. L'herbe est convenablement coupée, et le terrain à peu près sec. L'altitude du terrain est 300m. Votre monture est un un MS893E 180CV. Il n'y a personne au club pour vous répondre au téléphone. Un peu inquiet, vous fouillez le manuel de vol (que vous n'avez pas oublié !), il vous indique pour 750 kg et avion seul, 265m pour le passage des 15m à 15°C, et 295m à 35°c, à 110km/h, sans volets. Votre pote faisait un VI avec sa copine, et il est naturellement hors de question que vous la laissiez seule sur place, elle a eu la permission de 20h....., et les relations avec beau papa sont déjà tendues. Et vous, vous êtes attendu en ville pour l'apéro. Vous avez charge de famille, et vous tenez à votre peau, c'est évident. Maintenant vous devez décider si vous décollez.... Réponse ? Cas réél qui donne lieu à un débat farouche dans notre club.... Merci de répondre en votre âme est conscience.
  4. Pour répondre à Romain, je ne crois que l'on puisse dire que les ULM (modernes) soient de performances surtout si tu Silent in : 39 de finesse Taurus : 41.... Par contre, je suis bien d'accord avec ce qui a été dit sur la cannibalisation des heures de remorquage. C'est la raison pour laquelle il faut dans ce cas vendre le remorqueur, décision déchirante s'il en est... Pour nous, la question est de sauver une activité vol à voile sur un terrain où elle est de toute manière condamnée (piste de 600m, cession par l'état). La question de l'instruction se pose pour nous de la manière suivante : il apparait depuis quelques années que nous la faisons quasi exclusivement sous forme de stages à l'extérieur : Aubenasson, Aspres. Dans ces conditions, elle continuerait sous cette forme, puisque nous garderions nos plastiques (en les faisant voler ailleurs). Une difficulté résiderait d'ailleurs dans une vie de club décousue, les heures se réalisant sur 4 ou 5 aérodromes (.... ou plate forme ULM). Reste qu'une vie de club qui vit est plus facile qu'une vie de club qui meurt doucement... La question du financement est encore une autre histoire. Jean-Philippe (et non Jean-Pierre) "tant qu'on est vivant, on n'est pas mort" (Lao-Tseu)
  5. Affiliation ? La FFVV prévoit la possibilité de voler sur des ULM (voir la note fédérale), et d'ailleurs elle fait bien voler des lambada à St Auban. Donc, il s'agirait bien de rester "FFVV". Je vois finalement 3 problèmes : - un problème culturel, illustré par la question "où va-t-on marquer les heures de vol ?" - un problème d'audace, lié un peu au précédent, car il faudra à un moment prendre la décision de vendre le remorqueur, et c'est donc quasiment un billet aller simple.... - certes un problème d'assurance, mais est-il insurmontable (Individuelle Accidents,... Négociation avec son assureur...) ? A tort ou à raison, les ULMistes s'en accomodent. Il y a aussi des risques : - celui de baisser la garde au niveau des procédures et donc de la sécurité : le "vol à voile" pratiqué avec des ULM doit rester procédurier s'il veut être sérieux - celui de la "reprise en main sécuritaire" par nos administrations bien-aimées... J'ai un peu de mal à y croire, du fait de l'ampleur pris par le mouvement ULM, et donc l'activité économique, aussi minime soit elle, qui est derrière (notamment dans les pays de l'Europe de l'Est). Je voudrais que les micros club s'expriment.... (merci Flo !). Anecdote de micro club : 5 pilotes remorqueur Dimanche prochain 21 aout : 1 HS (votre serviteur - jambe platrée), 4 indisponibles, donc toutes les machines au fond du hangar....
  6. Vision si pessimiste ? En tout cas, j'ai le sentiment qu'on y va tout droit, qu'on le veuille ou non : à Aspres cet été, nous avons constaté le recul confirmé de l'aviation avec CDN, tandis que les ULM foisonnent. Après tout, si un virage vers l'ULM nous permet de continuer de faire du "vol à voile" (les machines que je cite à mon sens le permette), avec moins de contraintes, pourquoi-nous en plaindrions nous ? http://bayart.jp.free.fr/images/49.jpg Surtout si l'alternative est de disparaître du ciel... La question des brevets doit être adressée à notre fédération. Pour moi le seul problème est la gestion des équivalences (pouvoir passer facilement de l'un à l'autre). Dans notre cas, la dernière mouture consisterait à maintenir une activité planeur "pur" (le mot a-t-il un sens ?), ou une activité pour les "puristes" (çà c'est sûr qu'il y a une réalité derrière ce mot !), en allant voler ailleurs (en montagne, mais nous avons aussi deux clubs à moins de 50km de notre terrain actuel). Cela fait des années que l'on dit que l'ULM est cuit, et que l'administration va y mettre de l'ordre. Et pourtant... Mon sentiment est que nous - les petits clubs fragiles - devons trouver une solution avant qu'il ne soit trop tard (caisse vide, patrimoine réduit à néant).
  7. Nous sommes un petit club qui survit tant bien que mal, et sans doute de plus en plus mal....: 15 à 20 membres, 300 à 500 heures selon la météo, un avenir plus qu'incertain compte tenu du retrait de l'état de notre plate forme (Paray le monial). Notre piste fait 600m, et la "tolérance" dont nous jouissions pour y pratiquer le vol à voile (imaginez vous avec 550m de piste devant le nez, un Twin derrière, un jour de canicule....) risque bien de prendre fin en 2007. De plus, notre trésorerie souffre passablement de notre remorqueur qui effectue 50 malheureuses heures par an. Alors, nous lorgnons du côté des ULM, et plus particulièrement du Silent 2 IN, en attendant le Taurus biplace. Et on se demande si notre avenir ne passe pas par un virage vers ce type de machine, qui nous libèrerait de pas mal de contraintes (remorqueur, possibilité de voler seul en semaine, cauchemars administratifs divers et variés...). L'alternative serait le treuil, mais avec 600m de piste.... Certainement que d'autres (petits clubs) sont confrontés aux mêmes difficultés, et envisagent peut-être aussi ce type de solution. Vos réflexions sur ce thème m'interessent.