JMC Posté(e) le 11 novembre 2009 Signaler Posté(e) le 11 novembre 2009 Bonjour à tous, Compte tenu de l’énorme charge de travail administratif qui m’incombe, nous avons convenu que le journal de bord de l’expédition (en français moderne BLOG ou NIOUZES) sera tenu par mes deux écossais John Williams et Bruce Cooper. Au lien suivant : http://scottishglidingcentre.com/blog/ En bref, après un retard d’une semaine du bateau, qui nous a permis de découvrir les extraordinaires et surréels paysages du Nord (tropique du Capricorne), les populations indigènes vivant entre 3.000 et 4.000m, dont bon nombre vivent encore selon les principes précolombiens et post-incas, nous avons vécu la bataille de la douane en 4 jours. Le record du monde m’appartient toujours (l’an passé en 1,5 jour). Les allemands devraient sortir ce soir (pas totalement certain) au 17ème jour ! Diether a voulu essayer une nouvelle procédure, fiasco total. A du revenir à l’ancienne. J’étais certain de l’échec et ai donc gagné un dîner dans le plus bel hôtel de Bariloche. Ca commence bien ! Puis deux semaines de pluies torrentielles (sauf le jour du montage des planeurs), avec tempêtes de neige. Il ne gèle plus depuis ce matin ! C’est l’été dans un mois, super ! Et comme on toujours du vent, entre 30 et 50 kt, le moral est au max. Mais après deux vols à plus de 7.000m et -33°C, mon bon vieux corps pas encore habitué à l’été patagonien (lisez notre hiver) a déclaré forfait et je suis cloué au sol sous cortisone, inhalations, et tout l’attirail ! Mais je n’ai rien perdu puisque le pneu du MM vient d’exploser et à nouveau grue, mécanique, etc… Air connu. John a lui aussi notablement déchanté sur la fiabilité de la propulsion électrique en voyant son bijou (Antares 20 E) cloué au sol pour cause de rupture de l’accouplement entre la pompe hydraulique et son moteur électrique. Tous les mouvements étant hydrauliques (y compris le train), impossible de sortir (ou de rentrer) le moteur. Coup de chance, la panne a eu lieu avant le décollage. Rien qu’à penser que sa vie tient à un accouplement flexible en aluminium sur un axe de Ø 6mm, ça jette un froid. C’est pas sérieux. Ne comprend pas qu’une telle hérésie puisse être homologuée. En 4 jours, trouvé à Buenos Aires un accouplement flexible de meilleure qualité, usiné, tourné et remonté, et ça vole ! Du point de vue administratif, on attendait un changement avec le passage du militaire (Fuerza Aerea) au civil (ANAC). En fait, on a retrouvé mêmes têtes militaires qu’avant mais déguisés en civil, en train de former ceux qui les remplaceront. Pour les premiers, le moral dans les chaussettes puisqu’une fois passées les consignes, ils rentreront dans leurs casernes et diront adieu aux aéroports et aux avions; des autres puisqu’ils n’en ont plus. Les plus courageux démissionneront de l’armée et retrouveront un salaire de civil, avec tous les aléas de la crise actuelle. Aucun ne m’a confié avoir pris une telle décision. Le résultat étant qu’ils essaient de nous mettre des bâtons dans les roues par tous les moyens, et il ne se passe pas une seule journée sans que je ne reçoive un coup de fil ou un email me disant qu’il nous manque tel papier ou autorisation pour voler. Certes, tout fini par s’arranger, mais c’est toujours un jour de vol perdu, des heures au téléphone, au PC, au fax. Le Président de l’AC Argentin m’écrit : c’est le coup de queue précédant la mort, ils n’ont pas encore compris que la dictature des militaires était morte et enterrée. Le résultat se verra l’an prochain. Côté vol à voile (activité pour l’instant secondaire) quelques très beaux vols touristiques dans des situations pas toujours simples mais très formatives. Comme par exemple surfant tranquillement sur 4/8 de rotors dans un ciel standard qui passe en 10 minutes à 8/8 avec pluie sur le terrain, alors que l’on est à 50 km avec 100 km/h de vent de face pour rentrer. Même avec 30.000 hdv dans le cockpit et un bon entraînement IMC, on était pas très rassurés. Le propriétaire du Stemme vient d’arriver et comme il veut monter demain matin, je sens que je vais me faire porter raide et les pilotes en état de voler ont programmé un décollage à l’aube. Sympas, les copains ! Là-dessus, je vous laisse, on est invités à une parilla chez Alberto par les américains de l’équipe nationale qui vont au pré-mondial de Junin en classe Piwi. Ils avaient envie de voir ce qu’est le Vol à Voile…. Ils ont déjà décidé d’amener des vrais planeurs l’an prochain. Bon hiver à tous !Jean-Marie Citer
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