Aller au contenu


Photo

Troubles Visuels Et Nerveux Liés À L'hypoxie


  • Veuillez vous connecter pour répondre
6 réponses à ce sujet

#1 Jubertie

Jubertie

    Vols d'initiation

  • Membres
  • 2 messages
  • Genre:Homme
  • Intérêt(s):Insuffisant respiratoire chronique
  • NetCoupeur:Non
  • Instructeur:Non

Posté 15 février 2019 - 17:15

Bonjour

 

  Je suis sous oxygénothérapie
(ambulatoire) et essaie de gérer mes efforts avec un oxymètre, j'ai
une mauvaise vision de nuit.

 

  Je cherche à savoir quels troubles

de la vue ou du système nerveux central (agitation, somnolence,
vertiges, etc...) se produisent pour une désaturation donnée. Je
n'ai trouvé, dans les études effectuées en médecine aéronautique
ou en médecine du sport et consultables sur internet que des
descriptions des troubles en fonction de l'altitude pour une personne
en bonne santé, sans indication du taux d'oxygène dans le sang.

 

  C'est en cherchant cela que j'ai
trouvé votre forum. Vous utilisez des oxymètres et avez besoin d'un
apport d'oxygène en altitude.

  Savez vous en dessous de quel taux
d'O2 les troubles apparaissent, pouvez vous m'indiquer un ouvrage ou
un site qui réponde à ma question ??

 

Jef

 



#2 Boulenguez

Boulenguez

    Vols d'initiation

  • Membres
  • 4 messages
  • Genre:Homme
  • Localisation:Lille
  • NetCoupeur:Non
  • Instructeur:Non

Posté 16 février 2019 - 09:24

Difficile de répondre à ta question. De mon expérience (47 ans de mesures des gaz du sang) ressort qu'il est surtout question de susceptibilité individuelle. La mesure de la saturation oxyhémoglobinée par oxymétrie de pouls n'est pas non plus exagérément fiable, il serait illusoire d'en tirer des conclusions précises, et encore moins des corrélations individuelles. Si tu y arrives, il faut publier. Bon courage



#3 Robert Ehrlich

Robert Ehrlich

    Badge 3 Diamants

  • Membres
  • PipPipPipPipPip
  • 2 143 messages
  • Genre:Homme
  • NetCoupeur:Oui
  • Instructeur:ITV

Posté 18 février 2019 - 07:51

Le livre "Danse avec le vent" de Jean-Marie Clément comporte un important chapitre consacré à ce sujet, il y figure notamment un tableau des symptômes d'hypoxémie en fonction de la saturation et de l'altitude. 



#4 JMC

JMC

    Badge Argent

  • Membres
  • PipPipPip
  • 506 messages
  • Instructeur:ITP

Posté 18 février 2019 - 15:28

Bonjour

 

  Je suis sous oxygénothérapie (ambulatoire) et essaie de gérer mes efforts avec un oxymètre, j'ai une mauvaise vision de nuit.

 

  Je cherche à savoir quels troubles de la vue ou du système nerveux central (agitation, somnolence, vertiges, etc...) se produisent pour une désaturation donnée. Je
n'ai trouvé, dans les études effectuées en médecine aéronautique ou en médecine du sport et consultables sur internet que des descriptions des troubles en fonction de l'altitude pour une personne en bonne santé, sans indication du taux d'oxygène dans le sang.

 

  C'est en cherchant cela que j'ai trouvé votre forum. Vous utilisez des oxymètres et avez besoin d'un apport d'oxygène en altitude.

  Savez vous en dessous de quel taux d'O2 les troubles apparaissent, pouvez vous m'indiquer un ouvrage ou un site qui réponde à ma question ??

 

Jef

 

Voici la réponse du Dr Heini Schaffner, expert mondial sur le sujet et co-auteur du chapitre 12 de mon livre Danse avec le Vent.

 

«Tous les saturomètres, bon marchés ou sophistiqués, ont une inexactitude de 2 % et ne renseignent que sur le pourcentage du chargement max. en oxygène des globules rouges du sang (sortant des poumons). Combien d’oxygène arrive effectivement au cerveau et aux yeux se mesure essentiellement par les performances mentales et visuelles et dépend aussi d’autres facteurs, tels que rétention hypoxique d’eau cellulaire, acclimatation respiratoire et circulatoire, degré d’hyperventilation déclenchée, anémie éventuelle, fréquence cardiaque et pression artérielle, artériosclérose, posture, etc.

Comparé avec la capacité de transport d'une compagnie aérienne, le saturomètre ne renseigne que sur le taux moyen d’occupation des places pour passagers et le remplissage du compartiment fret aérien, omettant inconsciemment ainsi la capacité de leurs avions en service, leur fréquence de vols et leur vitesse de croisière.

En supposant que l’ensemble des mécanismes de compensation circulatoires de l’hypoxie soit invariable (bien qu’ils ne le soient jamais), il est admis qu’une saturation en dessous de 90 % marque définitivement l’épuisement du métabolisme totalement aérobie, recyclant ainsi suffisamment d’ATP, la source énergétique biologique du métabolisme neurocellulaire requis pour la meilleure vision et toutes les facultés mentales. En respirant de l’air au niveau mer, un enfant peut atteindre 98 %, un jeune adulte 96 %, un vieillard 93-95 %, mais un jeune pilote, même non fumeur, à 3.000 m n'aura seulement que 88 %; la valeur de 75 % est d'ailleurs la saturation du sang veineux, où le risque de coma et le danger de mort sont imminents, si cet état devait durer.

Durant un métabolisme partiellement anaérobie toutes les fonctions visuelles sont ralenties (mouvements oculaires, adaptation, accommodation, récupération suite à l’éblouissement, champ de vision, vue perçante, nocturne et colorée, etc.) Au niveau cérébral, ce sont les fonctions corticales cognitives qui souffrent au premier abord, suivies de la fine motricité et du développement d'une stupeur avant la perte de connaissance. Curieusement en hypoxie la fonction auditive est préservée bien plus longtemps que celle de la vision. »

 

Cordialement

www.topfly.aero



#5 Boulenguez

Boulenguez

    Vols d'initiation

  • Membres
  • 4 messages
  • Genre:Homme
  • Localisation:Lille
  • NetCoupeur:Non
  • Instructeur:Non

Posté 18 février 2019 - 16:50

Le problème n'est pas celui de la précision de la mesure dans un échantillon biologique à plus ou moins 2% près, c'est celui de ce qui est effectivement mesuré en fonction de la vascularisation de la zone où l'on place le saturomètre et de ce que ça représente vraiment. On ne peut lire que la saturation de la zone explorée (doigt, lobe de l'oreille, front) dans les conditions de température, de pression et de métabolisme ou elle se trouve, ce qui ne renseigne que fort peu sur la saturation oxyhémoglobinée effective du sang artérialisé moyen présent dans les veines pulmonaires. Et encore, la saturation n'est en elle-même qu'un pis-aller, il vaudrait mieux pouvoir mesurer la pression partielle artérielle d'oxygène, et encore plus idéalement le contenu artériel en oxygène (c'est ce que suggère d'ailleurs indirectement l'éminent Dr Heini Schaffner au travers de sa comparaison avec le remplissage des avions).

Je ne suis pas expert mondial, mais j'ai quand même un peu de bouteille. :flowers:

Dr C. Boulenguez ex MCU-PH 47 ans d'explorations fonctionnelles respiratoires


Modifié par Boulenguez, 18 février 2019 - 16:58.


#6 Administrateur

Administrateur

    Administrateur

  • Administrateurs
  • PipPipPipPipPip
  • 3 048 messages
  • Genre:Homme
  • Localisation:le web !
  • NetCoupeur:Oui
  • Instructeur:Non

Posté 18 février 2019 - 20:07

Lire : https://www.francetv...2-765-[autres]-

#7 Jubertie

Jubertie

    Vols d'initiation

  • Membres
  • 2 messages
  • Genre:Homme
  • Intérêt(s):Insuffisant respiratoire chronique
  • NetCoupeur:Non
  • Instructeur:Non

Posté 21 février 2019 - 17:09

Merci à C Boulenguez, Robert Herlich et Jean-Marie Clément.

 


'' Danse avec le vent '' est disponible sur Amazon. Je le commande.

 

J'ai trouvé d'autres textes sur le sujet : ''hypoxie d'altitude et vol à voile – pourquoi utiliser l'oxygène'' par Christine Roblot, '' l'utilisation raisonnable de l'oxygène lors de longs vols alpins '' par Heini Shaffner et sur le même forum '' Oxygène – Page 3 – Technique & Matos '' avec un graphique, transmis par JMC, indiquant le taux d'oxygène dans le sang en fonction de l'altitude.

 

Ce qui me manque c'est une description des troubles en fonction des valeurs de SpOmesurées. J’attends donc de recevoir '' Danse avec le vent ''.

 


Cordialement

 

Jef







Copyright © 2000 - 2015 www.volavoile.net - Powered by www.planeur.net
Association loi 1908, déclarée au tribunal d'instance de Strasbourg N° 79/66 et à la CNIL